« »On utilise le visuel, l’olfactif et le toucher », explique le lieutenant-colonel Éric Brocardi, porte-parole de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers». L’article ne développe malheureusement pas cette dimension sensorielle, mais elle mérite d’être expliquée.
Le 28 juillet 2026, en plein mégafeu du Porge, Robin Prudent rappelait sur France Info que «l’incendie de Landiras (Gironde), en 2022, avait […] été déclaré officiellement éteint plus d’un mois et demi après que les premières flammes avaient ravagé plusieurs milliers d’hectares. Et le dernier sous-sol en combustion a été traité… en mars 2025». C’est dire qu’un incendie de forêt est loin de se limiter à la vision d’une fournaise en mouvement, puis de ses décombres carbonisés. L’intérêt de l’article est d’attirer l’attention sur ces mois où «les flammes ont disparu… mais le danger reste présent», et où tous les sens doivent rester aux aguets.
«Une fois les flammes éteintes, les pompiers mènent différentes opérations sur le terrain incendié. La première est l’observation et la surveillance. […] À pied, en camion ou avec des drones, les pompiers ratissent le terrain, sur la trace d’indices qui pourraient annoncer une reprise de feu. « Ils partent à la recherche de toute fumerolle, bien souvent à pied et dans des conditions difficiles d’un point de vue respiratoire et d’accessibilité », explique le porte-parole. […] «On va parfois marcher de longues heures pour quelque chose qui est extrêmement petit »». «L’autre zone sensible concerne les longs kilomètres de lisière des incendies. « Il faut faire en sorte que le chaud ne rencontre pas des zones extrêmement sèches et que l’incendie ne puisse pas redémarrer »».
«Ces zones vont être […] massivement arrosées et la terre va également être retournée à l’aide de pioches» ou «sapes». C’est pourquoi les «pompiers» sont d’abord «sapeurs», au sens où leur activité la plus chronophage consiste à «saper», c’est-à-dire à creuser pour aller étouffer ou noyer le feu qui couve sous la cendre. « »En fonction du sol, il faut aller plus ou moins en profondeur », explique le lieutenant-colonel», notamment en présence de tourbe ou de lignite, «qui continue de se consumer à plusieurs mètres sous terre». « »On a l’impression que le feu est éteint, mais en réalité il couve et d’un seul coup, il ressort. Un peu comme un serpent sous terre », illustre Éric Brocardi. C’est ce que l’on appelle les feux zombies».
Consulter l’article sur www.franceinfo.fr.
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