Stefano Lupieri consacre une enquête substantielle à «la bataille pour la reconquête du toucher», notamment du «toucher bienveillant» entre personnes. Mais aussi, in fine, du contact quotidien avec le monde et avec l’art, pour lequel il cite la Fondation du Toucher.

Portrait en noir et blanc d'un couple qui se fait un câlin. La femme, à droite, dans un grand éclat de rire, pose sa tête sur le torse de l'homme à gauche, qui, lui, souriant, incline la sienne vers elle. Sa main gauche enserre l'épaule de la femme qui elle agrippe le poignet droit de l'homme, au niveau de leur poitrine. Ils ont la trentaine, la peau noire, l'homme a des cheveux courts, la femme a de longues tresses qui glissent entre leurs doigts.

Partant d’un focus sur la pratique des «ateliers du câlin», l’auteur donne ensuite la parole au philosophe Jean-Philippe Pierron, au socio-anthropologue David Le Breton, à la psychiatre Véronique Lefebvre des Noëttes et à l’haptothérapeute Catherine Dolto. Voici les premières et les dernières lignes de l’article:
«Plus que jamais tombé en disgrâce depuis le Covid, le toucher reste l’un des pivots de notre rapport sensible au monde et à l’autre. Un contact bienveillant engage le corps et apaise l’esprit. Il est urgent de se remettre à pratiquer.»
«Le toucher offre une palette de perceptions beaucoup plus riche que la vue»,justifie Bertrand Verine, à l’origine de la Fondation du toucher. «C’est le sens du “slow” qui suppose de prendre son temps pour percevoir toutes les nuances d’une surface ou d’une matière, ajoute ce linguiste non-voyant. Mais aussi de la délicatesse, pour éprouver toute l’humanité contenue dans un contact bienveillant.»

Référence

Lupieri, Stefano, 2026, «Réapprendre à se câliner», Les Échos Week-end 17 juillet.

Photographie d’illustration: StockSnap pour Pixabay.com