Dans ce «grenier imaginaire avec de vrais objets anciens», «l’interaction est de mise: chacun peut ouvrir tiroirs et placards, soupeser, faire fonctionner… Et échanger autour de ces objets». Attention! Ouverture irrégulière: renseignez-vous ou prenez rendez-vous. …

 

Photo du grenier en question. Comme tous les greniers, sous les combles, des meubles (bureau, fauteuils, armoires, etc) tous recouverts d'objets en tous genres. Au mur, des vélos accrochés, des journaux empilés dans des porte-revues ; toutes les surfaces sont recouvertes et des éléments pendent des poutres et des murs.

 

L’association Actif Bazar a installé ce grenier à Saint-Ouen-en-Brie, au premier étage de la salle communale Georges-Brassens. Il est notamment animé par Sylvie Gravagna (actrice, autrice et metteuse en scène), Isabelle Collier (bibliothécaire et plasticienne) et Stéphane Desfeux (conteur), qui assure les accueils.

«Un lieu de mémoire pour préparer l’avenir…»

De la bassinoire des lits d’autrefois au minitel des années 1980, il réunit des centaines d’ustensiles et d’appareils. «Les visiteurs sont d’ailleurs invités […] à faire fonctionner les objets et à poser des questions sur leur utilisation». “Notre grenier est un vrai grenier, car on y trouve exclusivement de véritables objets anciens. Mais il est aussi factice, parce que c’est une mise en scène. Il n’est pas situé dans l’habitat d’une maison… Cela pourrait être le grenier de plusieurs familles, en réalité”, déclare Isabelle Collier à Léopoldine Deriot pour www.airzen.fr.

Pratique

  • Gratuit les jours d’ouverture tout public: FaceBook et Instagram legrenierdesaintouen
    Devis et réservation pour les groupes ou les ateliers thématiques
  • Salle Georges-Brassens, rue Brise-Mur, 77720 Saint-Ouen-en-Brie
  • 06 74 66 93 47
  • actifbazar@gmail.com

Écoutez Isabelle Collier sur France Inter.

Bonus: sentir et entendre les anciens téléphones

«Et auprès du lit, sur le chevet, siège à titre décoratif un téléphone à cadran, un cadran rond à alvéoles qui nous enfonce davantage dans les années 1990. Ne manque plus qu’un poster d’Indochine.
«Se saisissant de l’antiquité, histoire de secouer mais pas trop sa léthargie, elle place son index dans le 0 du cadran. Comme ça, pour jouer, sentir la petite bague en plastique comprimer la première phalange, pour le son, juste pour le son de la roue et le léger ding quand on le lâche pour saisir un autre chiffre, le 5 par exemple. Et ainsi de suite, en chemise de nuit, Aurore joue à entendre les années 1980. À partir de 1986 ce furent des téléphones à touches. 76 86 98 9, encore une fois avant de tenter de dormir, ce n’est pas comme si elle fonctionnait, cette antiquité.»
Maria Pourchet, 2023, Western, éditions Stock.

Photographie d’illustration: Carte postale officielle de l’exposition.