Cette publication bénéficie d’une belle couverture médiatique avec, notamment, une émission de France Inter, une séquence sur France Culture et une interview dans Le Monde. De bonnes occasions de réviser certaines idées maîtresses portées par fondationdutoucher.org.

Nous n’avons bien sûr pas encore pu lire le nouvel essai de la philosophe Claire Marin. Ses propos dans les médias insistent sur le rôle vital du tact au premier et au dernier âges, sur la définition de la peau comme interface entre l’extérieur et l’intérieur de chacun-e de nous, et sur la fonction irremplaçable de la relation tactile dans notre conscience d’être un corps individuel et de prendre part à un corps social.
Sur France Culture, Guillaume Erner s’entretient à la fois avec la philosophe et avec le romancier Jean-Baptiste Del Amo à propos de son essai-témoignage Une éclaircie, paru aux éditions Stock. La conversation tourne donc beaucoup autour de la situation de longue maladie ou de maladie chronique.
Sur France Inter, Ali Rebei donne principalement la parole à Claire Marin, qu’il fait s’entretenir avec les auditeurs et avec la psychiatre Véronique Lefebvre des Noëttes. Le dialogue est ponctué par deux chroniques: l’une, troublante, sur deux dessins animés mettant en scène des mains coupées; l’autre, stimulante, sur «Le mystère du dos».
Dans Le Monde, à côté de la chronique très élogieuse de Tiphaine Samoyault pour l’édition quotidienne, on trouve un entretien de Clara Georges pour l’infolettre hebdomadaire «Darons daronnes». Voici le début de sa première réponse:
«En Occident, nous n’avons pas développé un vrai savoir du toucher, par contraste avec d’autres cultures, du Maghreb ou d’Asie. Dans le milieu du soin, nous n’avons pas les mêmes pratiques de massage, de réflexologie. Par ailleurs, nous nous servons de moins en moins de nos mains pour appréhender le réel. Notre corps est comme mis à distance par les images, les écrans. L’auscultation dans les soins médicaux, par exemple, est en passe d’être remplacée par les imageries ou les résultats des laboratoires. Nous attribuons aux images une objectivité, comme si l’on accédait directement à la vérité du corps en voyant à l’intérieur».
Référence
Marin, Claire, 2026, Nos vies écorchées, Paris, Flammarion.
Écouter
« Grand bien vous fasse » sur France Inter
et « L’invitée du matin » sur France Culture.
Lire (sous condition)
l’entretien avec Clara Georges dans www.lemonde.fr
et la critique par Tiphaine Samoyault dans www.lemonde.fr.
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Des caresses qui soignent,
Des mains heureuses : une archéologie du toucher,
Le toucher, premier mode de communication parents-enfant, Caroline Bresson,
Le toucher, une friche éducative à mettre en culture
et Ne pas (re)diaboliser le toucher, mais le rendre conscient.
Photographie d’illustration: Couverture de l’essai paru chez Flammarion.
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